coucou!
J'ai terminé ce bouquin, écrit par un homme auxquels les féministes cassaient les couilles!
finalement, je l'ai trouvé un peu fadasse...pas assez sex...
merdeuhhhhhhhhh!
Charme, mais peu suggestif dans l'érotisme!
Par contre intéressant, parce que revendicateur d'une certaine époque (les 70's)...bien que ce ne soit pas ma préférée dans l'histoire de la femme!
Des héros trés touchants, entiers, mais contradictoires!
trop marqués "peace and love"...vous voyez?
Mais j'en parle quand même, parce qu'il pourrait sans doute plaire à d'autres...
Du coup, le résumé est un copié collé, mais je vous mets deux extraits que j'ai réellement adoré!!!
L'été, rue Saint-Denis. Stéphanie rencontre Rudy. Ils font vite connaissance et Rudy réussit à la convaincre de tout quitter pour le suivre àQuébec.
De cette rencontre, Rudy attendait plus qu'un simple plaisir des sens.
Il voulait atteindre l'éblouissement.
Il fait alors la connaissance de Sonja. Puis de la jeune soeur de Sonja, Henriette, étudiante en art dramatique... Cet hymne à l'amour physique, très "seventies" dans sa dénonciation d'une société tournée vers la guerre et la destruction, possède une fraîcheur bienvenue.
L'auteur a choisi de faire parler tour à tour les deux personnages du couple initial. On a donc les deux points de vue d'une relation, qui évolue au fil du texte par l'entremise des deux autres personnages et de leur sexualité débridée. Pour Sonja, Henriette, Stéphanie et Rudy, la quête du plaisir se passe de justifications. Elle se suffit à elle-même pour être tour à tour une grâce, une drogue, un art de vivre, un culte, une épopée, une manière toute simple de mettre en question nombre de certitudes.
Voilà pour les extraits:
C'est Sonja, celle qui m'a le plus touchée...qui parle à Rudy:
"Pauvre elles...c'est injuste, tu sais...les belles ont toutes les chances...pourquoi n'existe t'il pas de bordels pour les femmes?hein? pourquoi...."
Qu'est-ce que tu attends pour en ouvrir un?
Tu viendrais travailler chez moi?demanda t'elle du tac au tac.
Pourquoi pas?
Non, décida t'elle en faisant valser sa crinière de droite à gauche.
Les femmes, la plupart des femmes, sont encore trop hypocrites pour ça.
Il leur reste à s'assumer pleinement.
Non pas seulement quand leur vie sexuelle ou sentimentale a foiré...
non, pas seulement dans les journaux ou à la télé, ou bien dans les livres que ne peuvent même pas se payer les plus pognées...
Non, la révolution, mon Zizi, tu sais où elle se fait?
Et avec quoi?
Je vais te le dire: elle se fait dans et avec le cul!
J'assume mon cul depuis l'âge de douze ans!...
Alors, tu comprends? ce n'est pas avec une bite qu'on va me faire marcher. Mon pouvoir à moi, c'est ma chatte!
je la donne à bouffer à qui je veux.
Et celui qui me désire, je ne le traite pas de macho ou de sale chauviniste mâle, comme nos voisines du Sud qui font crever leurs bonshommes avant l'âge et déclarent ensuite que ce sont eux les tyrans! Moi le gars que je fais bander, je le considère plutôt comme un "en-cas": j'ai trouvé son point faible.
Comme ça tu baiserais...
Oui, je baiserais! coupa t'elle. Si j'ai besoin de lui, je baiserai avec lui! Si tu as des jambes en bonne santé, pourquoi t'obstinerais tu à marcher sur les mains".
Là, c'est Rudy, l'Artiste...qui parle:
"Pour Mario, comme pour tant d'autres, le cul ne sera donc jamais une fin.
Ni ambigue, ni rentable, il ne peut être que suspect.
Parce que quand tu jouis, tu ne songes pas à toutes les écoeuranteries qui fondent la morale.
Tu te fais tout le bien que tu penses de la vie.
Tu balances un pot de peinture bleue sur le Monde et tu crois en Dieu...ça ne peut pas être permis.
Si tout le monde se mettait à baiser, hein?
qui fabriquerait les bombes? qui s'en irait civiliser les pas-beaux à coups de matraques bénie ou de démocratie qui vous pète en plein la gueule?...
ce serait la fin de tout!
mais cela ne se passera pas comme ça, foi de mécréants!
La loi, et la morale couchent ensemble, heureusement, et sur le même chéquier!
Je mènerai donc seul, ma croisade couleur d'illusion."
voilà, des bisous!!!!
euh...la photo...c'est Henriette qui s'occupe de Sonja...sa soeur...enfin, c'est ce que j'ai imaginé...sourires...
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