Le Roi a demandé à la Cour de  dévétir la Reine.

La cour déshabille la traîtresse.

Une Jeanne.
Une Margot.
Une Aquitaine…

L’intimité de son corps nu.
L’intimité de son histoire violentée par la mise à nue.

Elle s’enferme dans le mutisme de son Amour.

Il lui agrippe les fesses.
Le Roi va lui sentir le cul.
Il écarte ses jambes , les bas se plissent, et se froissent…

Elle voit : Le Roi…sodomite.

Elle pense: Il va m’enculer.

Il lui met la fessée.
La Reine qui se croyait insoumise en jouit.
Dégueule du con le trop d’intensité d’Amour offert par le Roi.
Il l’adoubait en baisant son cerveau, son corps, et en cherchant son cœur.
Il l’éblouissait sans même la dominer.

« Fais-moi confiance » lui hurle t’il en silence.
La Reine tremble encore, les stigmates aux fesses, elle lui assène.

« si je te fais confiance, je dois te donner mon âme. »
Le Roi a répété.
« fais moi confiance »…
La Reine a acquiescé.

Le Roi alors:

« Je te rends ton âme, ma Reine…
Je te la rends parce que je t’aime.
Ton âme n’appartient qu’à Dieu. »

"Epouse-moi devant Dieu."

 

Puis il l’a baigné, caressée longuement d’onguents parfumés, d’huiles du sud, puis l’a vêtue, et maquillée comme elle le fait elle -même.
Il lui a fait traverser des dizaines de petit salon.
Puis une salle immense.

Des portes en or gigantesques, de la musique électro-jazz, des femmes, des hommes, des femmes en homme, des hommes en femme.

Des travlos.
Des transsexuels.
Sueur.
Chaleur.
Odeur.

Des cages, des amplis d’où vibrent les basses, des jacuzzi, des hammams et des écrans géants, laissant apparaître des bouches avides, qui sucent et liment toujours de très grosses queues.

Des portes qui claquent, qui s’entrechoquent à la gueule de la Reine, comme l’amour qu’elles protègent.

Elles s’ouvrent un instant, offrent un tableau érotique de gang-bang, puis se referment comme une lueur qui s’éloigne.

La Reine et le Roi baise.
Là, au milieu des autres.
Reine exibitionniste.
Roi voyeur.

Des femmes et des hommes imparfaits mais beaux, ensembles, libres d’agir sans heurter la liberté des autres, puisqu’ils ont la même.
Avec élégance.
Sans aucune pression sexuelle.

Chacun sait que ses fantasmes ont une chance ici de quitter l’irréel pour être vécus.
Une liberté qui n’a d’autre limite que la raison puisqu’elle seule permet la maîtrise effective des instincts , et non les interdits moraux, juridiques ou religieux.

La Reine alors désinhibée.
D’un regard aimant et calme intime au Roi de lui offrir cet homme.
De faire sortir ceux qui la regardent en se branlant.

Les codes sont simples.

La main se fait aussi caressante que la lumière douce qui habille la peau de bête sur laquelle elle offre son cul comme un animal.

Une grosse queue la pénètre.
Une autre grosse queue s’enfile dans sa bouche.

Le Roi et L'inconnu la remplissent.

La multitude, l’inconnu, l’élan, l’abandon , le plein, le vide…

Une paix qui a comblé la Reine.

Sur l'instant...

Mais on ne vit pas que de baise...



Egon Schiele.
La jeune fille et la mort.

par Kahina l'insoumise
Lundi 31 mars 2008

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